L’ONG Terre des Hommes Lausane a organisé ce mardi 6 févier 2018 à Ouagadougou, un atelier de mise en place de suivi de la médiation pénale par les chefs traditionnels sous l’égide des procureurs près les tribunaux de grande instance. Cet atelier avait pour objectifs :
– S’assurer du bon fonctionnement du projet ;
– Suivre l’application des médiations pénales par les chefs coutumiers ;
– Renforcer les compétences des chefs traditionnels sur la médiation pénale ;
– Apporter un appui technique aux chefs coutumiers dans la réalisation des médiations pénales ;
– Documenter les médiations pénales réalisées par les chefs traditionnels ;
– Participer aux rencontres de concertation entre acteurs de la justice formelle et chefs traditionnels.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par Béssolé René BAGORO, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des sceaux.
Selon le ministre BAGORO, « la loi 015-2014/AN portant protection de l’enfant en conflit avec la loi ou en danger, adopté à l’Assemblée nationale le 13 mai 2014, comporte une particularité, c’est qu’elle institue la médiation pénale qui est une mesure alternative aux poursuites pénales et qui relève de la décision du Procureur du Faso ou du juge des enfants sous l’égide de qui,elle est menée. Aux termes de l’article 40 de loi précitée, la médiation pénale est une mesure extrajudiciaire permettant de parvenir à la conciliation de l’enfant, auteur d’un délit ou d’une contravention, ses parents, ses représentants légaux ou encore sons conseil et la victime ».
Il poursuit en disant que « la médiation pénale vise par voie de conséquence, d’une part, à éviter la prison aux enfants en conflit avec la loi, et d’autre part, à rapprocher les populations de la justice et améliorer ainsi leur accès à la justice.Hors, cette vision une des priorités de mon département, déclinée dans la politique nationale de justice et le Plan national de développement économique et social (PNDES), principal référentiel de politiques de développement de notre pays ».
Etaient présents à cette cérémonie leurs majestés le Chef de Wemtenga (représentant la chefferie de Ouagadougou) et le Chef Dagasso (représentant la chefferie de Bobo-Dioulasso)
Une des priorités du ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique est l’accessibilité des populations à la justice.