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Les Projets et Grands chantiers ~~ Le Programme d’Appui à la Consolidation du Processus Démocratique l’Etat de droit et la Bonne Gouvernance (PADEG)

 

Sommaire

1. Organisation et fonctionnement
2. Objectifs et Résultats
3. Axes d'Intervention


Le Programme d’Appui à la Consolidation du Processus Démocratique l’Etat de droit et la Bonne Gouvernance (PADEG) est le fruit des réformes engagées par le Gouvernement du Burkina Faso notamment par l’adoption de la stratégie et du plan d’action national pour la réforme de la justice, du plan national de bonne gouvernance et de la volonté de respect des droits de l’homme. Le Programme est financé par l’Union Européenne.

L’objet global du Programme est la consolidation de l’état de droit, du processus démocratique, de la bonne gouvernance et du respect des droits de l’homme.

La réforme de l’appareil judiciaire constitue l’axe d’intervention principale du  programme. Les actions prévues se focalisent sur les volets de la formation, de la communication et de la sensibilisation, de la documentation, des infrastructures et des équipements ainsi que de la politique pénitentiaire. Par ailleurs, le programme comporte la création d’un fonds d’Appui à l’état de Droit (FAED) dont l’objectif sera de contribuer à une meilleure participation des instruction démocratiques et de la sociétés civile dans le processus de consolidation de l’état de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

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1. Organisation et fonctionnement

Le maître d’ouvrage du programme est le Ministère de l’Economie et des Finances, ordonnateur national du Fonds Européen de Développement (FED), le maître d’œuvre est le Ministère de la Justice, la maîtrise d’œuvre déléguée est assumée par une Cellule de Gestion du Programme (CGP) décentralisée et autonome, dirugée par un expert assistant technique. Les actions prévues seront exécutées à travers des devis-programmes annuels préparés par la CGP et pourront fait l’objet de protocoles d’accord et/ ou de contrats avec des opérateurs d’exécution. Les marchés de travaux, de fournitures et de services seront passés conformément aux dispositions prévues par le FED.

En ce qui concerne le FFAED afin de sélectionner les actions à financer sur le FAED, un appel aux propositions sera publiée dans les médias. Les actions à financer seront sélectionnées par un Comité de sélection. La CGP examinera le détail des coûts des propositions soumises au Comité de sélection. Après approbation des documents contractuels par l’Ordonnateur national et la Délégation, la CGP assurera le suivi technique et financier des actions financées par le FAED.

Budget

Le budget total du Programme s’élève à 16 millions d’EURO dont 12,5 millions EURO sur le Programme Indicatif National (PIN) 8ème FED et 3,5 millions EURO sur le montant indicatif réservé pour les réformes dans les pays ACP. Le budget prévoit 8,5 millions EURO Pour l’appui à la réforme du système judiciaire et 3,5 millions EURO pour le FAED. La durée du Programme sera de quatre ans.

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2. Objectifs et Résultats

Le Programme revêt une importance particulière pour la société burkinabé dans son ensemble. Cette importance découle de l’existence d’une relation étroite entre démocratie bonne gouvernance et développement socio-économique durable. Le bon fonctionnement des structures démocratiques permet, en effet, non seulement le plein exercice des libertés politiques et civiques, mais aussi une amélioration des conditions de développement économique et social, notamment des populations les plus défavorisées.

2.1. Objectif spécifique

L’objectif spécifique du programme est de premettre aux citoyens de bénéficier d’une justice puls indépendante, efficace et accessible et d’un état de droit, d’une démocratie et d’une bonne gouvernance consolidés par une meilleure participation des institutions démocratiques, de la société civile et des médias au processus démocratique.

2.2. Résultats

Les résultats attendus du programme sont les suivant :

En appuyant la réforme du système judiciaire :

  • le personnel judiciaire et les auxiliaires de la justice seront plus disponibles et mieux formés ;
  • la formation du personnel judiciaire sera réalisée d’une manière plus efficace ;
  • l’information juridique de haute qualité sera plus facilement disponible pour les praticiens de droits, les enseignants, les étudiants et les citoyens ;
  • l’accès aux informations juridiques sera facilité par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
  • la justice sera plus transparente et plus accessible dans son fonctionnement (le personnel judiciaire communiquera plus efficacement avec la société, les médias auront une meilleure connaissance des questions juridiques et les citoyens connaîtront mieux leurs droits et le fonctionnement du système  judiciaire) ; le respect et la défense des droits de l’homme seront mieux assurés ;
  • la justice sera d’avantage décentralisée et plus efficace par la réalisation de nouvelles infrastructures et l’acquisition d’équipements ;
  • les conditions de détention dans les maisons d’arrêt seront améliorées, le réinsertion sociale des détenus sera facilitée.

Grâce au fonds d’appui à l’Etat de droit :

  • les intervenants de la société civile agissant pour la consolidation de l’état de droit, la démocratie et la bonne gouvernance, seront renforcés ;
  • les institutions démocratiques (représentatives, consultatives et électorales) seront renforcées afin de mieux contribuer à la consolidation du processus démocratique ;
  • le dialogue et la confiance entre l’état et la société civile seront améliorés ;
  • le niveau professionnel des médias sera amélioré et l’accès aux médias en langues locales, surtout de la population rurales, sera facilité ;
  • la crédibilité du système électoral sera améliorée ;
  • les femmes disposeront des connaissances et des moyens pour exercer plus efficacement leurs droits et devoirs dans le processus de démocratisation ;
  • la participation de la femme dans la gestion des affaires publiques sera mieux acceptée et encouragée.

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3. Axes d'Intervention

Reforme du système judiciaire

En ce qui concerne la réforme du système judiciaire, les activités prévues s’articuleront autour de six volets et concerneront, plus particulièrement :

Formation : La formation initiale et continue du personnel judiciaire (magistrats, greffiers en chef, greffiers, secrétaires des greffes et parquets) avec l’appui à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENAM) et d’autres institutions spécialisées, la formation continue des auxiliaires de la justice (avocats, notaires, huissiers, personnel pénitentiaire), la formation du personnel judiciaire en informatique, le renforcement de la coordination et de la planification des actions de formation (mise à jour de la base de données de formation), l’appui sous forme de missions d’expertise à l’enseignement et à la formation en droit de l’Université de Ouagadougou.

Documentation : La dotation en ouvrages des bibliothèques des tribunaux de grande instance, l’appui à la mise en place d’une base de données juridiques (législation et jurisprudentielle), l’appui à la production et à la diffusion d’une documentation juridique nationale en coordination avec l’UFR/SJP de l’Université de Ouagadougou (les précis de droit burkinabé, la revue burkinabé de droit) et la fourniture en ouvrage et équipements de la bibliothèque de droit de cette Université et de la bibliothèque juridique du palais de justice de Ouagadougou.

Information, communication et accessibilité à la justice : l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une stratégie de communication en matière judiciaire, la formation des journalistes aux questions juridiques, la réalisation d’une campagne de sensibilisation envers des citoyens en utilisant des moyens divers de communication (radio, télévision, autres actions de vulgarisation, séminaires, etc.).

Infrastructures : la construction et la réfection des locaux pour les juridictions, la réfection de maisons d’arrêt (l’aménagement des quartiers séparés pour les femmes et mineurs), le réamenagément du Centre national de la documentation juridique auprès de l’Université de Ouagadougou, la construction d’un internat pour l’Ecole nationale de la Police (qui est utilisé pour la garde pénitentiaire).

Equipement :  La poursuite de l’information des services judiciaires, la dotation des locaux réhabilités ou construits en matériel et mobilier, l’acquisition de véhicules de liaison pour les juridictions, la dotation de la police judiciaire en équipement informatique.

Politique pénitentiaire : l’Amélioration des conditions alimentaires et sanitaires en détention, la facilitation de la réinsertion sociale (formation technique, suivi psychologique et appui à la sortie de prison), la promotion des peines alternatives par des activités de formation et de sensibilisation et l’appui à l’élaboration d’une politique nationale de réinsertion sociales des détenus.

Fonds d’appui à l’état de droit (FAED)

  • la mise en place du dispositif institutionnel et réglementaire du FAED (le choix des membres du Comité de sélection, l’établissement de la réglementation détaillée portant sur l’accès aux financements et leur exécution, la confection d’un appel aux propositions de financement dans les médias locaux ;
  • la présélection des propositions par la CGP sur la base des conditions de recevabilité ;
  • le choix des actions a financer par le comité de sélection sur la base des critères prédéfinis ;
  • la définition des modalités et procédures de financement;
  • le suivi de l’exécution des différents projets subventionnés.

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