Le Burkina Faso élu membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

L’Assemblée de l’ONU a procédé au cours de sa 73ème session, le 12 octobre 2018, à l’élection de dix-huit (18) membres du Conseil des droits de l’homme. Ceux-ci siégeront aux côtés de vingt-neuf (29) autres Etats pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2019. Le Burkina Faso a été élu membre du Conseil pour un troisième mandat avec 183 voix ! Le Burkina Faso avait été élu en 2008 et 2011.

En compagnie du Burkina Faso, les pays suivants ont été également élus au Conseil des droits de l’homme : Argentine, Autriche, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Bulgarie, Cameroun, Danemark, Érythrée, Fidji, Inde, Italie, Philippines, République tchèque, Somalie, Togo et Uruguay.

Conformément à la résolution 60/251, le Burkina Faso a pris des engagements volontaires en matière de promotion et de protection des droits humains. Il s’agit principalement de :
• soutenir l’action du haut-commissariat aux droits de l’homme et coopérer pleinement avec les mécanismes de protection des droits de l’homme du conseil des droits de l’homme, notamment les procédures spéciales et les organes de traité.
• poursuivre la réalisation des engagements précédemment pris ;
• assurer une mise en œuvre effective des recommandations acceptées à l’occasion du troisième cycle de l’EPU ;
• continuer son leadership à travers le soutien des actions de lutte contre les mutilations génitales féminines et la mortalité maternelle et infantile évitable ;
• renforcer la coopération avec les organisations de la société civile ;
• poursuivre la prise de mesures efficaces contre les atteintes aux droits humains ;
• mettre en œuvre les Objectifs de développement durable (agenda 2030) ;
• intensifier les actions contre les violences faites aux femmes et aux filles ;
• intégrer les droits humains dans les curricula des différents ordres d’enseignement et dans la formation initiale des agents publics de l’Etat conformément au programme mondiale en faveur de l’éducation aux droits de l’homme ;
• adopter l’approche basée sur les droits humains dans l’élaboration et l’implémentation des politiques publiques.

 

Karamogo DIABAGATE