
Une délégation du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), conduite par son Secrétaire général, Dr Daouda Diallo a été reçu dans la matinée de ce mardi 5 mars 2019 par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, assisté par son Directeur de cabinet, Safériba Issa Fayama.
« Nous avons échangé autour de nos préoccupations, d’abord sur le dossier de Yirgou. Nous sommes revenus sur la question de la communication, la vérité des chiffres. Nous estimons qu’il faut communiquer régulièrement pour éclairer la lanterne des citoyens afin qu’on puisse suivre pas à pas l’évolution du dossier », a indiqué le Secrétaire général du collectif à sa sortie d’audience. Il affirme que les violences n’ont pas cessé : « Il y a eu trois enlèvement depuis le 1er janvier et un a été tué la semaine dernière». Dr Daouda Diallo estime que « les koglwéogo continuent de se comporter en hors-la-loi sur le terrain et il y a lieu que le ministère de la Justice prennent des dispositions pour arrêter leurs déplacements ».

L’autre sujet évoqué est celui « d’exécutions sommaires » qui auraient été commis par des forces de défense et de sécurité (FDS). « Il y a lieu que les FDS communiquent pour que les populations comprennent sur quelles bases des gens sont arrêtés et exécutés sans vérification de pièces d’identités ». Le Secrétaire général du CISC demande si possible « d’améliorer leur démarche en prenant en compte le fait qu’il faut avoir certains suspects sérieux pour investiguer davantage afin de demander certains réseaux ».
Selon Dr Daouda Diallo, le ministre de la Justice a apporté beaucoup d’éclairages sur ces questions. « Sur la communication, il a dit qu’il prend note et va communiquer avec le procureur. Pour les questions de violences, il dit que c’est bon que nous saisissons le procureur pour tous nouveaux cas évoqués ».

Pour les inquiétudes concernant les opérations de lutte contre le terrorisme, « le ministre a promis d’en discuter avec son collègue de la Sécurité et d’autres acteurs pour voir comment donner un meilleur traitement » aux préoccupations.
Outre le Secrétaire général, la délégation du CISC comprenait notamment le Secrétaire général adjoint, Siaka Coulibaly, du Secrétaire chargé de la justice et des droits humaiins, Me Ambroise Farama, du Secrétaire à la communication, Moussa Diallo, de la Secrétaire chargée des relations extérieurs, Fatoumata Diallo/Boly et le Secrétaire adjoint chargé des relations extérieurs, Boukary Barry.
Bachirou NANA
