La ministre Maminata Ouattara chez l’ambassadeur du Danemark

Accompagnée de proches collaborateurs, la ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Mme Maminata Ouattara a rendu une visite de courtoisie dans l’après-midi du lundi 18 mars 2019 à l’ambassadeur du royaume du Danemarck au Burkina Faso, Mme Ulla Næsby Tawiah.

Avec le Premier Conseiller / Chef de coopération, Albert Bruun Birnbaum et la Conseillère / Gouvernance, Mme Anne-Catherine Legendre, la coopération entre les deux pays a été évoquée, particulièrement dans le domaine des droits humains.

Madame la ministre s’est réjouie de l’accueil réservée à elle et à sa délégation. La coopération avec le Danemark dans le domaine des droits humains, a-t-elle soulignée, date de plus de 10 ans avec de nombreux acquis engrangés. La ministre a salué le leadership de Mme Ulla Næsby Tawiah, avant d’ajouter : « Le gouvernement du Burkina Faso salue cette bonne coopération. Je souhaite qu’elle s’intensifie davantage ».

L’ambassadeur a indiqué qu’en une dizaine d’année, le Danemark a injecté près de 4,5 milliards de FCFA dans cette coopération. Par ailleurs, un nouveau programme débutera en 2021.

Le Burkina Faso a fait beaucoup de progrès dans le suivi des recommandations de l’Examen périodique universel (EPU), a relevé l’ambassadeur du Danemark. Elle a également noté les avancées sur le plan institutionnel et législatif. Dans la pratique, « l’accent doit être mis sur la protection et la défense des droits de Burkinabè et une meilleure coordination au niveau gouvernemental ».

Les Danois ont déploré sur les réseaux sociaux, des menaces proférées à l’endroit de responsables du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), après la publication du rapport du mouvement sur de « présumés exactions » dans la lutte contre le terrorisme. Ils ont souligné que le MBDHP est dans son droit d’investiguer et de défendre les droits humains. 


« Le gouvernement a réagi et des enquêtes sont en cours… », a rappelé la ministre. Elle a par ailleurs rassuré les Danois que son département mène le plaidoyer pour l’autonomie financière de la Commission nationale des droits humains (CNDH), afin que celle-ci puisse également mener des investigations sur des allégations de violation des droits de l’Homme.

Le Burkina Faso et le Danemark sont tous deux membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et les équipes « vont travailler ensemble à pousser leurs agendas ».

Bachirou NANA