La Banque mondiale fait don de matériels informatique et bureautique d’une valeur de 50 millions de FCFA. En vue de mieux lutter contre les crimes économiques et financiers, la Banque mondiale, à travers le Projet gouvernance économique et de participation Citoyenne (PGEPC) a doté les pôles judiciaires spécialisés, de matériels informatique et bureautique d’une valeur de cinquante millions (50 000 000) de Francs CFA.La remise de cet important lot d’équipement s’est déroulée ce jeudi 25 janvier 2018 au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, en présence d’acteurs de premier plan, notamment du premier président de la Cour d’appel de Ouagadougou, Boukary DIALLO, du président du Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Pascal COMPAORE et du Procureur du Faso, Mme Maïza SEREME. Pour Bertin BAKOLO, représentant du PGEPC, ce don vise à renforcer les capacités des acteurs de la Justice, afin qu’ils soient en mesure de lutter efficacement contre la corruption et les autres infractions liés. Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Bessolé René BAGORO a salué ce don de la Banque mondiale qui contribue à l’opérationnalisation des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée. En effet, a-t-il expliqué, les infractions en matière économique et financière se caractérisent par leur diversité, leur complexité et leur fréquente mutation, d’où la difficulté non seulement de leur détection, mais également du rassemblement des éléments de preuves contre les personnes mises en cause. Dès lors, les impératifs d’une lutte efficace contre ces infractions commandent la mise en place de structures spécialisées. D’où la création de ces pôles judiciaires par la loi n°005-2017/AN du 19 janvier 2017. « Il s’agit, à travers cette loi, de mettre en place une structure spécialisée chargée de traiter les infractions économiques et financières. En effet, sans créer de juridictions nouvelles, cette loi vise à doter les tribunaux de grande instance de Ouaga I et de Bobo-Dioulasso de pôles judiciaires spécialisés en matière économique et financière et de la criminalité organisée afin de permettre un meilleur traitement de ces infractions », a précisé le Garde des Sceaux. Pour lui, ce don sera d’un appui important pour les juridictions car, « quelle que soit la qualité et la pertinence d’une loi, elle ne saurait à elle seule suffire dans la recherche des résultats escomptés lors de son adoption. C’est pourquoi la nécessité d’outiller les acteurs chargés de l’appliquer s’impose, non seulement en termes de renforcement des capacités des acteurs mais aussi en termes d’amélioration de leurs conditions de travail ».