Il s’est tenu à Tenkodogo les 23 et 24 octobre 2018, une session de formation sur la protection des personnes privées de liberté dans le cadre d’un conflit armé ou autres situations troubles ou tensions internes à l’endroit des forces de défense et de sécurité de la région du Centre-Est.

Organisée par le comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire à travers le secrétariat permanent, cette formation vise à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité sur la protection des personnes privées de liberté dans le cadre d’un conflit armé ou d’autres situations de troubles internes. Elle va également contribuer à la mise en œuvre de la politique sectorielle « justice et droits humains » 2018-2027 et à la réalisation de l’objectif spécifique 1 du plan d’actions 2018-2022, de mise en œuvre du droit international humanitaire au Burkina Faso à savoir « diffuser le droit international humanitaire au sein des forces de défense et de sécurité ».

La cérémonie était placée sous la présidence du ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des sceaux ,Bessolé René BAGORO .Le ministre BAGORO est le président de ce comité interministériel et il est vice présidé par le ministre de la défense et des anciens combattants.

Le ministre BAGORO à d’emblée rendu hommage et salué la présence effective des forces de défense et de sécurité (l’armée, la gendarmerie, la garde de sécurité pénitentiaire, la police nationale les eaux et forêts et les douanes).Selon le ministre « le Burkina Faso a ratifié la quasi-totalité des conventions au niveau international en matière de respect de la dignité humaine. Ainsi la privation de liberté est un évènement courant et prévisible dans tous les types de conflits armée. En effet la capture et la détention des adversaires sont une caractéristique inhérente aux conflits armés. De même en cas de troubles ou tensions internes, les forces de défense et de sécurité, dans le souci de rétablir l’ordre sont autorisés à procéder à des arrestations ou des détentions. C’est pourquoi nous estimons que cette formation vient davantage rappeler la responsabilité des forces de défense et de sécurité en temps de conflit et même en temps de paix. Elle permettra également de vulgariser les textes du droit international humanitaire auprès de nos forces de défense et de sécurité dont nous saluons le courage, la bravoure et le professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions ».

Le garde des sceaux avait à ses côtés le gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine N. OUEDRAOGO, le président du Conseil régional du Centre-Est, Moro KERE, de la 2ème adjointe au maire de la commune de Tenkodogo, Diane Yolande OUOBA/COMBARY et de la secrétaire permanente du comité interministériel des droits humains et du international humanitaire, Julie Francine YONLI/YAMEOGO, par ailleurs formatrice à cette session.

 

Deux jours durant, les participants se sont familiarisés avec les principes directeurs des droits humains et du droit international humanitaire dans le cadre d’un conflit armé ou autres troubles affectant les populations. Cette formation de renforcement de capacité a été salué et apprécié par les forces de défense et de sécurité qui voient leurs connaissance améliorées et se disent aptes à relayer le résumé du contenu de la formation aux collègues et collaborateurs qui n’ont bénéficié de cette formation.

 

Karamogo DIABAGATE