L’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à travers le Réseau des autorités centrales de l’Afrique de l’Ouest et des procureurs contre la criminalité organisée (WACAP) a offert du matériel informatique et bureautique au profit de la justice burkinabè. C’était dans la matinée de ce samedi 8 décembre 2018 à Ouagadougou.

Ce don est composé d’une photocopieuse, d’imprimantes, de scanners, d’ordinateurs portables et de bureaux, de chaises, de fauteuils et de matériel de cablage pour internet.

Pour Mme Coumba M. Diop, Chargée de projet national WACAP à la Section criminelle du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC basé à Dakar, cet appui entre dans le cadre de l’opérationnalisation de l’autorité centrale du Burkina Faso. « Le WACAP est le réseau des autorités centrales et des procureurs contre le crime organisé. Il a commencé ses activités en 2012. En 2014 nous avons organisé une plénière ici à Ouagadougou suivie d’une formation nationale pour des officiers de police judiciaire et des magistrats burkinabè », a-t-elle indiqué. Et d’ajouter : « Nous aidons les pays à mettre à jour leurs législations et à installer des bureaux d’entraides pénales qu’on appelle autorités centrales. Le Burkina a crée son autorité centrale en 2017. Cette semaine nous étions à la validation de l’avant-projet de loi sur la coopération pénale du Burkina pour répondre aux normes internationales ».

La Directrice des affaires pénales et du sceau (DAPS), Mme Alizeta Koné/Compaoré a souligné la contribution de l’ONUDC au renforcement à la montée en puissance de l’autorité centrale et du pôle spécialisé dans la lutte contre le terrorisme.

Le Secrétaire général du ministère de la Justice, des Droits humains et de la promotion civique, Théophile Sawadogo a au nom du Garde des sceaux, remercié le WACAP pour le don qui servira à l’autorité centrale pour le traitement des demandes d’entraides pénales internationales dont les demandes d’extradition. « Ce matériel que nous avons reçu permettra d’opérationnaliser dans les plus brefs délais, dans une très bonne norme de fonctionnement, l’autorité centrale », a-t-il relevé. On notait la présence du Directeur général de la justice pénale, Amadou Kantagba et du Directeur général de la justice civile, commerciale, administrative et sociale, Dieudonné Manly.

Bachirou NANA