Le Ministère de la Justice, à travers la direction générale de la justice pénale et du sceau organise ce jeudi 1er août 2019 à Koupéla dans la province du Kourittenga, au profit d’Organisation de la société civile (OSC), de forces vives et d’acteurs du ministère, une journée d’échanges et de lutte contre la corruption au Burkina Faso.


Spécifiquement il s’agit : 
• d’exposer aux participants les dispositions essentielles de la loi n°004-2015/CNT du 3 mars 2015, portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso ;
• de sensibiliser les participants sur la nécessité de la déclaration d’intérêt et de patrimoine à l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption;
• de sensibiliser les participants sur le traitement réservé par le décret aux dons, cadeaux et autres avantages ;
• de sensibiliser les participants sur les éléments constitutifs du délit d’apparence ;
• de promouvoir l’intégrité et d’encourager la probité dans le milieu judiciaire ;
• de faire des propositions d’actions à entreprendre pour mieux lutter contre la corruption ;
• de mettre la loi n°004-2015/CNT du 3 mars 2015 et ses décrets d’application à la disposition des participants ;
• de donner aux participants des informations générales sur les procédures disciplinaires à l’encontre des acteurs de la justice.

Les travaux ont été ouverts par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Bessolé René Bagoro. Il avait à ses côtés, le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, le gouverneur de la région du Centre-est, N. Antoine Ouédraogo, le directeur général de la justice pénale et du sceau, Amadou Kantagba et le maire de la ville de Koupéla, Harouna Tiraogo.

Dans son mot de bienvenue, le maire s’est réjoui de la tenue de la rencontre dans sa ville et a souhaité de fructueux échanges de connaissances afin de mieux traquer le fléau.

Le ministre de la Justice est revenu sur la volonté du gouvernement de lutter efficacement contre la corruption à travers notamment la prise de décrets d’applications de textes législatifs, la restructuration de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), la création de pôles judiciaires spécialisés en matière économique et financières et la mise en place du comité anti-corruption au sein du département de la justice.

En dépit de ce engagement de gouvernement burkinabè, a relevé le Garde des sceaux, « force est de constater que la corruption est toujours une réalité dans les administrations publiques et partant dans le secteur de la justice comme en atteste le rapport 2018 du REN-LAC ».

C’est pourquoi a ajouté le Ministre Bessolé René Bagoro, « le rôle de la justice ne doit plus se résumer dans sa mission régalienne de poursuite et de répression des faits de corruption, mais qu’elle doit aussi jouer un rôle dans la prévention ».

Au cours de cet atelier, les communications seront livrées par les magistrats Sébastien B. Daïla, directeur du développement institutionnel et de l’innovation au ministère de la justice et Karfa Gnanou, président du comité anti-corruption du ministère.

La modération est assurée par le directeur général de la justice pénale et du sceau, Amadou Kantagba sous le regard du contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga.

Bachirou NANA