Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, monsieur Bessolé René BAGORO a accordé une audience à la délégation du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).
C’était dans l’après –midi de ce mercredi 03 mai 2017 au cabinet du ministre.
La délégation onusienne conduite par monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique et de madame METSI MAKHETHA, représentante résidente PNUB au Burkina.
Selon monsieur Ibn CHAMBAS : « Nous sommes porteur d’un message de soutien et de félicitation du secrétaire Général des Nation Unies monsieur GUTTERES à l’endroit du peuple burkinabè et à son gouvernement pour les efforts déployés pour la pérennisation de la paix et la stabilité dans un pays qui sort d’une crise ».« Les efforts en faveur de la paix et la stabilité par votre gouvernement ont guidé les Nations-Unies à porter leur choix sur deux pays comme étant de bons exemples en terme de consolidation de la paix et la stabilité. Il s’agit de votre pays, le Burkina Faso et le Sirilanka, également votre pays a fait des efforts inestimables en matière de réforme de la justice, des droits humains et de la promotion civique et aussi en faveur de la vérité et la réconciliation », a dit le représentant spécial du Secrétaire Général des Nation Unies.
Les Nations Unies se disent prêtes à accompagner le département de la justice, des droits humains et de la promotion civique sur la base des orientations que les acteurs judiciaires eux-mêmes établiront dans l’intérêt du peuple. Cette institution internationale soutien également les efforts du Burkina dans le domaine du respect des droits de l’homme et la promotion du civisme, de la sécurité et du développement durable ».

Le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des sceaux a rendu hommage aux Nations-Unies et à son Secrétaire Général et remercié la délégation pour ce message qui réconforte son département à continuer avec les reformes entreprises.
« C’est un honneur pour moi et mon département de savoir que les Nations –Unies s’intéressent aux différentes réformes intervenues dans le secteur de la justice, des droits humains et de la promotion civique et c’est aussi un honneur pour le gouvernement et l’ensemble du peuple burkinabè. Nous nous réjouissons que les Nations Unies fassent confiance aux efforts et aux actions que nous déployons pour la restauration de l’indépendance de la justice et ces efforts ont commencé depuis la transition avec la signature le 28 mars 2015 du pacte national pour le renouveau de la justice Burkinabè. Ce document est la matérialisation de l’engagement ferme de toutes les couches socio-professionnelles de notre peuple à donner une nouvelle orientation à notre justice » a laissé entendre monsieur René BAGORO.
Selon monsieur Paulin BAMBARA, secrétaire général du ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique « déjà lors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, la soif d’une justice indépendante, libre et crédible était palpable à travers les multiples demandes de réouvertures de certains dossiers de crime de sang et de crimes économiques (dossier Thomas SANKARA et ses compagnons, dossier DABO Boukary, Norbert ZONGO etc.) Ces dossiers connaissent aujourd’hui des évolutions notables et se poursuivent ». Il continua en disant que « plusieurs actions sont en cours notamment la relecture des textes sur l’éthique et la déontologie des magistrats, le suivi et le contrôle par l’inspection des services, la formation du personnel pour les adapter au contexte du moment et aussi des reformes en faveur de l’humanisation des prisons et la protection du civisme et la citoyenneté ». Selon le garde des sceaux , « c’est une chance d’avoir pris tous ses textes, mais leur application doit être soutenu par des moyens conséquents sans lesquels la mise en œuvre serait difficile. C’est pourquoi nous saluons cet accompagnement des Nations-unies qui nous sera d’une grande importance et qui du reste mes services fourniront périodiquement des rapports pour renseigner sur les évolutions de la mise en œuvre sur le terrain. Aussi nous contribuons à la lutte contre l’insécurité et le terrorisme à travers la création des pôles économiques spécialités et des pôles spécialisés de lutte contre le terrorisme. Le haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale est également attendu pour se prononcer sur la gestion de certains dossiers qui n’ont pu connaitre des enquêtes formelles ou dont les traces ont été détruites ou partiellement détruite. L’observatoire national s’investit fortement dans la résolution des conflits communautaires, toute chose qui participe à l’effort de paix et de stabilité au Burkina Faso ».